Nous n'avons pas la recette - inventé par un ivoirien -
alors on va faire des essais nous aussi.
- Vous avez une recette, laissez-nous un mail... et détaillez... photo à l'appui c'est encore mieux.
Mais nous avons l'image:
Cliquer sur l'image pour aller visiter leur site WEB.
A bientôt
Par Mbaye Maïro
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Lapia Lessi,
Désormais il y a plusieurs pépinières de néré et j'en suis très content. Les gens ont spontanément voulu faire des essais avec notre méthode et cela a bien germé. Du coup le projet prend de
l'ampleur.
- A Paré Sara on en dénombre deux (2) déjà ;
- une (1) à Danamadji ;
- une (1) au camp de réfugiés de Yaroungou (22 km de la frontière centrafricaine).
En moyenne il ya cent (100) plants par pépinière. Nous avons distribué des pots supplémentaires la semaine dernière ce qui va améliorer les rendements.
Je suis particulièrement touché du lancement de la pépinière de Yoroungou.
Le camp de Yaroungou fait 400 hectares et regroupe 15 000 réfugiés centraficains, souvent des tchadiens qui avaient
migrés en RCA il y a plusieurs générations et qui sont piégés dans une situation inconfortable depuis 2004.
Ils sont majoritairement cultivateurs. Ils pratiquent donc déjà une agriculture d'auto subsistance.
Développer la culture du néré est donc un espoir rapide et concret d'équiliber l'alimentation quotidienne encore trop
dépendante des aides alimentaires extérieures (PAM).

Au fond de moi je sais que le projet de
Kadji Madeu peut répondre à des besoins vitaux très vite et avec peu d'investissement. Les opportunités, la réactivité des gens nous donnent raison ... comme à
Yaroungou... et la force d'avancer plus loin.
Mbaïtessem
Par Mbaye Maïro
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Le mois dernier j'ai rencontré l'
Association des jeunes filles mères de Danamadji.
Elle
s élèvent seules leurs enfants et ont donc besoin de revenus réguliers. Leur activité est la transformation agroalimentaire.
Elles avaient fait quelques tentatives avec le néré sans grand succès.
Début 2008 un chercheur sénagalais serait venu dans la région faire des enquêtes et avait promis en retour d'animer des ateliers sur la transformation du néré.
Pleines d'espoir elles ont donc réussi à acheter des sacs de néré. Ce "chercheur" n'est jamais revenu faire la formation et tous les sacs de néré ont fini
par être vendu au marché, nécessité oblige ... sauf un sac ! Je suis persuadé que ce sac m'attendait !
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Crédit image Michel Marie Solito de Solis
Je leur ai donc présenté le projet de sauvegarde du néré "Kadji Madeu" que je développe dans la région.
- Nous sommes convenus de dates pour animer les ateliers, faire des essais et partager les pratiques déjà connues localement.
- Ultérieurement nous mettrons en place une pépinière.
C'est un groupe de jeunes femmes courageuses et je suis ravi de leur apporter cette aide. Avec leur enthousiasme et de bonnes pratiques cela peut vite changer leur quotidien.
A bientôt
Par Mbaye Maïro
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Béoulsy avance après deux mois d'étude et de sensibilisation.
Les résultats de la communication projet :
Le projet Kadji Madeu rencontre toujours plus d'enthousiasme et la plupart des personnes sensibilisées sont d'accord pour tenter l'expérience avec nous.
- Des 4 (quatre) hectares de départ, nous sommes passés à 15 (quinze) hectares offerts pour l'expérimentation. C'est un élément encouragement, qui porte à croire que les démarches de
sensibilisation ont donné des résultats au delà de nos espérances.
- On nous offre même plus de terrain mais nous n'avons pas la main d'oeuvre pour couvrir trop de surface.
- Nous allons devoir repenser la délégation des tâches et la délocalisation de la pépinière pour employer l'engagement des paysans. Il est important qu'ils fassent de ce projet leur projet.
- Bien sûr nous continuerons de superviser l'ensemble, de recueillir les données et d'initier aussi des groupes locaux d'observation pour rester fiables.
C'est très exitant
Merci de votre visite
Par Mbaye Maïro
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Lafia lessi,
J’ai organisé une réunion avec un groupement de femmes
nommé « Pour mieux faire ». Elles sont 5 femmes, du peuple Daï et habituées à cultiver.
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L’une des actions de leur groupement était de spéculer sur des marchandises agricoles. Les résultats les ont déçues et elles ont eu des
pertes financières et un crédit à couvrir. Beaucoup de groupements locaux exercent la même pratique ce qui est dommageable.
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Une autre expérience les a refroidie : un individu s’est présenté au nom d’une ONG et a collecté de l’argent pour développer un
projet agricole. Il n’est jamais revenu et l’argent non plus.
1/ Il m’a fallu longuement parlé avec elles, les rassurer que l’association Béoulsy ne leur demandait pas de fonds, seulement du temps
ponctuellement ; que l’organisation s’implantait là parmi elles ; que les participantes étaient bénéficiaires directes du projet.
2/ Je leur ai montré ce que j’avais déjà réalisé - seul - et cela les a convaincu de participer. La mises en
commun des connaissances de chacune – dont celles des anciennes de la région - valorise leur expérience. La première manche est gagnée et le dialogue est ouvert.
Les femmes sont plus sérieuses et régulières que les hommes dans le développement de projet agro dès lors qu’elles ont un
retour sur investissement rapide : la vie est dure ici et le temps investit doit répondre à la préoccupation alimentaire. Moi cela m’oblige à rester coller à mon objectif : apporter
une amélioration tangible dans les habitudes alimentaire par le néré.
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Mes prochaines actions avec le groupement :
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Un exposé sur les qualités nutritionnels ;
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L’observation de la transformation locale des intrants de néré (graines, poudre) ;
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Des discussions sur les autres formes de transformation en Afrique ;
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La valorisation et le partage de bonnes pratiques traditionnelles.
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A bientôt depuis Pare Sara ii.
Par Mbaye Maïro
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Entre nous