Les femmes poussent le néré

Publié le par Mbaye Maïro

Lafia lessi,

J’ai organisé une réunion avec un groupement de femmes nommé « Pour mieux faire ». Elles sont 5 femmes, du peuple Daï et habituées à cultiver.

  • L’une des actions de leur groupement était de spéculer sur des marchandises agricoles. Les résultats les ont déçues et elles ont eu des pertes financières et un crédit à couvrir. Beaucoup de groupements locaux exercent la même pratique ce qui est dommageable.
  • Une autre expérience les a refroidie : un individu s’est présenté au nom d’une ONG et a collecté de l’argent pour développer un projet agricole. Il n’est jamais revenu et l’argent non plus.

1/ Il m’a fallu longuement parlé avec elles, les rassurer que l’association Béoulsy ne leur demandait pas de fonds, seulement du temps ponctuellement ; que l’organisation s’implantait là parmi elles ; que les participantes étaient bénéficiaires directes du projet.

2/ Je leur ai montré ce que j’avais déjà réalisé  - seul - et cela les a convaincu de participer. La mises en commun des connaissances de chacune  – dont celles des anciennes de la région - valorise leur expérience. La première manche est gagnée et le dialogue est ouvert.

Les femmes sont plus sérieuses et régulières que les hommes dans le développement de projet agro dès lors qu’elles ont un retour sur investissement rapide : la vie est dure ici et le temps investit doit répondre à la préoccupation alimentaire. Moi cela m’oblige à rester coller à mon objectif : apporter une amélioration tangible dans les habitudes alimentaire par le néré.

Mes prochaines actions avec le groupement :

  • Un exposé sur les qualités nutritionnels ;
  • L’observation de la transformation locale des intrants de néré (graines, poudre) ;
  • Des discussions sur les autres formes de transformation en Afrique ;
  • La valorisation et le partage de bonnes pratiques traditionnelles.

A bientôt depuis Pare Sara ii.

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